16 février 2010

9

Qu'est-ce que tu veux faire quand tu te réveilles à 17h, que tu profiteras au maximum d'une heure de lumière solaire avant l'abattement nocturne, que le café est froid et ton petit-déjeuner stigmatisé sous les regards parentaux ? y a rien à faire, de la musique pour occuper l'espace un peu, ton portable pour rappeler ton existence à l'autre, une douche pour ranimer le corps... des milliers de petites percussions sur ton épiderme, une nuée de chaleur flottante baignant le corps nauséeux jusqu'à un imperceptible changement d'humeur, une coloration subtile, du bleu au jaune... Les déclinaisons poétiques du malaise, c'est des monochromes subtils, un genre de Rohtko clinique. On est bien caméléon qu'à 17h, resté à l'aurore de sa propre dimension, la langue pendante au fond de la gorge, le regard vitreux et les os en verre, avec tout le cours du temps qu'on a bouleversé rien que pour soi. Il est derrière nous le temps, il rogne tout le monstre, il grignote et ne laisse que des miettes jusqu'au prochain festin décalé des astres, quand on sera bien en bas de la terre, à six pieds.

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