09 janvier 2010

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Regard absurde qui ne s'arrête sur rien, ne retient rien, s'exerce à s'user, s'user sur des murs gris qui ne renvoie rien au regard crevé, et regarde encore, encore, pour finir la fin, passer le passé indépassable, passer la mauvaise passe parce qu'il faut bien passer un jour, à l'envers du décor, ce qu'on regarde sans jamais le reconnaître, ce qui nous reconnaît sans jamais lever l'oeil, l'imprudence, l'imprudence et le regard vide, le regard vide au fond du mur gris, la tension sur la nuque et la fatigue des épaules, le visage las et le regard, désespérément vide.

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